Dans la gravure de Joëlle Serve, il me semble reconnaître les failles et cassures du granit de la Bretagne natale. Là où les hommes ne trouvaient pas de grottes pour leurs morts, ils se sont mis à en construire avec ces roches énormes pour les enterrer ensuite.

Le métier de gravure, même par les opérations les plus sophistiquées, prend son roigine dans les tailles faites de silex dans les rochers. L'atavisme des peuples celtiques, leur familiarité avec la pierre me semble influencer la pensée de Joëlle Serve davantage que l'environnement des côtes et des menhirs ; et ses rêves sont projetés dans les couleurs de la mer, le varech et la pluie.

S.W. Hayther, 1971.

 

 

Retour à la page précédente