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Peinture

Exposition Joelle SERVE : Fondation Taylor janvier 2006.

Un chemin vers l'infini…

Voici une oeuvre dont la puissance créatrice ne peut laisser indifférent. Elle a un souffle à la dimension de l'Univers. Devant ses tableaux, on passe du " Soleil primordial " au " Big Bang ". Les routes sans fin qui nous attirent n'évoquent pas la solitude mais une recherche passionnée de soi-même : ce que nous faisons tous ! Partout, la force des éléments se déchaine, dans le ciel comme sur la mer… et les rêves de Joëlle Serve nous portent loin vers l'horizon.



Après les marécages de la vie, le soleil noir de la tente, les brumes du doute, dans une symphonie de gris, vient le triomphe de la vitalité dans la lumière de l'inspiration et la force de la couleur. Ces toiles donnent à penser car elles transmettent ses vibrations, celles de l'artiste cristallisée dans sa peinture.

 

C'est pour cela que Joëlle sait rendre vivante la " pâte " avec laquelle elle modèle le nuage, la vague,la terre, le feu, la pierre même… A nous de suivre les méandres de son esprit, de ses passions, pour dépasser nos angoisses personnelles et atteindre une certaine forme de plénitude. A nous aussi de comprendrre la fusion de cette force avec la matière qu'elle ressent si profondément et à travers laquelle elle crie sa personnalité vibrante.

Ambroise Valdi

La peinture de Joëlle Serve s'avère mouvement, élan, élan de l'intériorité qui sur la toile se manifeste. Cet écho de l'invisible se marque dans les titres : « Plage de réflexion », « Le rêve porte loin », « Aux rivages de l'inconscient », « À la recherche du soi perdu », « Un ciel de réflexion », « Bouleversement intérieur ».

On sait d'emblée que cet œuvre se situe sur le seuil de la manifestation, l'intériorité y prenant forme. Celle-ci se révèle comme paysage, longues étendues mouvantes courant vers l'horizon. En voyant ces toiles pour la première fois, j'ai pensé aux paysages du peintre anglais William Nicholson, père de Ben, moins connu que son fils mais grand peintre. Sans doute cela tient-il au fait que les lieux sont similaires, hauteurs en bord de mer : la terre au ciel s'élève. S'ajoute à cela, chez Joëlle Serve, une dimension qu'on peut qualifier d'expressionniste.

La touche picturale est un vecteur qui sans cesse mène le regard au-delà. Une fois encore, l'intention se manifeste dans les titres (« Le rêve porte loin », « En attente de la lumière », « Chemin vers l'infini », « Soleil noir de l'attente » ; c'est moi qui souligne).

Ce dernier titre confine au romantisme, Hugo et Nerval. La peinture, en « bouleversement », en « méandres », « orage » ou « big-bang », invite au dépassement, à l'explosion. Dans la toile dénommée « Big-bang », d'ailleurs, on pense aux nuages de Constable. On peut aussi évoquer Courbet et la grande peinture nordique, mais surtout, en ces amples gestes qui se fixent sur la toile, je perçois une résonance musicale, un rythme fougueux, passionné, d'autant plus présent que les couleurs sont retenues et la matière, maîtrisée avec rigueur, la couche plus épaisse pour faire remonter la lumière.

     


Tout concourt, dans le travail de la pâte picturale, à cette venue de la clarté. La palette se compose d'ocres, de bruns et de terre verte, à peine de bleu, à peine de rouge ou de jaune, en une touche qui anime le monde pour révéler, sur la toile et sous la dictée du démon intérieur, son au-delà.

Anne Mounic

 

 

 

   

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